🦈 Au Moins J Aurai Laissé Un Beau Cadavre
Aumoins j’aurai laissé un beau cadavre, d’après Hamlet, de Shakespeare ; mise en scène et conception visuelle de Vincent Macaigne. Du 9 au 19 juillet à 21H, relâche le 14. Cloître des Carmes. Tél : 04 90 14 14. Durée 4H. les plus lus. Avignon / 2022 - Théâtre - Agenda . Terre, un récit de Praline Gay-Para mis en scène par Guillaume Le Camus . 1. Avignon / 2022
Depuisle 2 mars dernier, Sous le soleil de Saint-Tropez s'est installée sur la grille de TMC. Plus de 400 000 téléspectateurs ont ainsi assisté aux premiers épisodes de la nouvelle série.
Surle corps de la trentenaire, aucune trace de violence n'a été détectée, sauf une " contusion au menton ". D'après une source proche de l'enquête, la piste d'une mort par " empoisonnement ou étouffement à l'aide
AVIGNON FRANCE - JULY 09: Rehearsals for the show "Au Moins J'aurais Laisse Un Beau Cadavre" (At Least I Will Have Left a Beautiful Corpse) get underway at the Avignon Theatre, on July 09, 2011 in Avignon, France. The play (dir. Vincent Macaigne) is inspired by Shakespeare's Hamlet and also by a tale from a 13th-century Danish chronicle
Macabredécouverte à Londres. Le corps d’une femme a été retrouvé près du palais de Kensington le samedi 29 août dernier. Si ce palais est d’ordinaire habité par Kate Middleton, son
Uneenvie de tout savoir, de tout découvrir. La curiosité est un vilain défaut, que je possède. Comme beaucoup d'autres. Presque tout le monde, au final. Je n'a
Moto mode de transport des cadavres au Sud-Kivu Moto, un cadavre devrait être acheminé chez lui à Kalonge après un accident qui lui avait couté la vie. Pas plus de 100km ! », écrit-il. Dans le territoire de Fizi, des cadavres des personnes qui meurent à Misisi et qui ne sont pas du coin; sont aussi transportés de la même manière jusque dans leurs zones pour
Abonnezvous Pinocchio Le petit chaperon rouge La nuit juste avant les forêts Platonov mais 16 ans Red Waters Brume de Dieu Au moins j'aurai laissé un beau cadavre This is how you will disappear La place royale/Guantanamo Jan Karski (mon nom est une fiction) Théâtre. Abonnez-vous. Centre Dramatique National Orléans/Loiret/Centre . Présentation de
lavie est un reve . egisto . au moins j'aurais laisse un beau cadavre . mademoiselle julie . le grenier . une (micro) histoire Économique du monde, dansÉe . this is how you will disappear . le cerceau
. n° 132 juin 2011 © CHRiStOPHE RAyNAuD DE LAgE/fEStiVAL D’AVigNON La représentation de la violence On pourra construire un parcours autour des références cinématographiques que convoque Vincent Macaigne Massacre à la tronçonneuse, les films de Quentin Tarantino, de Leos Carax, Orange Mécanique de Stanley Kubrick, Irréversible de Gaspard Noé. Afin d’élargir la réflexion sur la représentation de la violence, on pourra aussi aller voir du côté de la performance expériences de violence réelle, telles que celles des activistes viennois à utiliser avec des élèves avertis, de Marina Abramovic la performance Bellystar, par exemple ou, plus accessible à tous, le travail de l’israélienne Sigalit Landau qui fait du hulahoop avec du fil barbelé. Enfin, pour réfléchir à la place accordée au spectateur pendant la représentation, on pourra proposer aux élèves une mise en perspective historique. On pourra d’abord repartir du théâtre élisabéthain, afin que les élèves mesurent que certaines libertés laissées au spectateur pendant la représentation de la pièce de Vincent Macaigne font directement écho au théâtre élisabéthain, où le spectateur avait le droit de manifester sa présence. Pour cela, on pourra visionner un extrait du film 30 30 Shakespeare in love, notamment le passage de la représentation de Roméo et Juliette. Il serait intéressant de comparer ce type de théâtre avec des expériences bien plus extrêmes, comme celle, par exemple, du Living Théâtre, qui a investi, lui aussi, le cloître des Carmes en 1968. Le Théâtre de l’opprimé d’Augusto Boal peut être aussi un point de départ intéressant. On pourra aussi réfléchir à des dispositifs scénographiques salle/scène. On pourra montrer aux élèves des plans de salles et les comparer. On pourra commencer par une comparaison entre un théâtre à l’italienne et un théâtre élisabéthain. Dans un second temps, on pourra travailler sur certaines salles qui ont cherché à construire autrement le rapport au public. Les projets de théâtre circulaire d’Antonin Artaud, le théâtre de l’université américaine à Baylor Texas et ses sept scènes qui entourent le spectateur. On pourra aussi consulter le dossier consacré au spectacle Ciels de Wajdi Mouawad, collection Pièce démontée », CRDP de Paris/Festival d’Avignon, n° 83, 2009, qui rend compte de la rechercher scénographique du metteur en scène piece/ 132 juin 2011 Au moins j’aurai laissé un beau cadavre D’après William Shakespeare Adaptation, mise en scène et conception visuelle Vincent Macaigne Scénographie Benjamin Hautin, Vincent Macaigne, Julien Peissel Accessoires Lucie Basclet Lumières Kelig Le Bars Concepteur son Loïc Le Roux Assistanat Marie Ben Bachir Avec Samuel Achache, Laure Calamy, Jean-Charles Clichet, Julie Lesgages, Emmanuel Matte, Rodolphe Poulain, Pascal Rénéric, Sylvain Sounier Production festival d’Avignon Coproduction théâtre national de Chaillot Paris, MC 2 grenoble, Centre dramatique national Orléans/ Loiret/Centre, Les théâtres de la Ville de Luxembourg, La filature – scène nationale de Mulhouse, le Phénix – scène nationale Valenciennes, Compagnie friche L’Hippodrome – scène nationale de Douai Avec le soutien de la Région Île-de-france, la Direction régionale des Affaires culturelles d’Île-de-france et la Spedidam. Avec la participation artistique du Jeune théâtre national. Par son soutien, l’Adami aide le festival d’Avignon à s’engager sur des coproductions. Créé au Festival d’Avignon le 9 juillet 2011. Représentations du 9 au 19 juillet 2011 relâche le 14. Tournée • du 2 au 11 novembre 2011 Théâtre national de Chaillot Paris • du 16 au 25 novembre 2011 MC2 Grenoble • les 5 et 6 janvier 2012 La Filature – scène nationale de Mulhouse • les 11 et 12 janvier 2012 L’Hippodrome – scène nationale de Douai • du 18 au 20 janvier 2012 Centre dramatique national Orléans / Loiret / Centre • du 25 au 27 janvier 2012 Le Lieu unique – scène nationale de Nantes • le 8 février 2012 Grand Théâtre de Luxembourg • les 14 et 15 février 2012 Le Phénix – scène nationale de Valenciennes Nos chaleureux remerciements à l’équipe artistique particulièrement à Vincent Macaigne et Marie Ben Bachir qui a permis la réalisation de ce dossier dans les meilleures conditions, ainsi qu’à la MC2 grenoble, la Societas Raffaello Sanzio, Esprit ouvert, les impressions nouvelles, Dieter Lesage, les Éditions Érès, Ludovic fouquet et Agathe Poupeney. tout ou partie de ce dossier sont réservés à un usage strictement pédagogique et ne peuvent être reproduits hors de ce cadre sans le consentement des auteurs et de l’éditeur. La mise en ligne des dossiers sur d’autres sites que ceux autorisés est strictement interdite. Contacts 4CRDP de l’académie d’Aix-Marseille 4festival d’Avignon 4Cie Vincent Macaigne Comité de pilotage Jean-Claude LALLiAS, Professeur agrégé, conseiller théâtre, pôle Arts et Culture, CNDP Patrick LAuDEt, igEN Lettres-théâtre Sandrine MARCiLLAuD-AutHiER, chargée de mission Lettres, CNDP Marie-Lucile MiLHAuD, iA-iPR Lettres-théâtre Auteur de ce dossier Caroline VEAuX, Professeur agrégé de Lettres modernes Directeur de la publication Jacques PAPADOPOuLOS, Directeur du CRDP de l’académie d’Aix-Marseille Responsable de la collection Jean-Claude LALLiAS, Professeur agrégé, conseiller théâtre, pôle Arts et Culture, CNDP Responsabilité éditoriale Marie fARDEAu et Loïc NAtAf, CRDP de l’académie de Paris Dominique BuiSiNE, CRDP de l’académie d’Aix-Marseille Chef de projet Éric ROStAND, CRDP de l’académie d’Aix-Marseille Coordination Festival d’Avignon Laurence PEREz, directrice de la communication et des publics Camille COuRt, assistante de communication et relations publiques Maquette et mise en pages Brigitte EMMERy, CRDP de l’académie d’Aix-Marseille D’après une création d’Éric guERRiER © tous droits réservés ISSN 2102-6556 ISBN 978-2-86614-535-4 Retrouvez sur4 l’ensemble des dossiers Pièce démontée » Ce dossier est édité par le CRDP de l’académie d’Aix-Marseille 31 31
VINCENT MACAIGNE Au moins j’aurai laissé un beau cadavre Ouaoh ! Autant le dire tout de suite, ce Macaigne a les cojones bien arrimées ! Et sa troupe, bande furieuse de comédiens sous speed, n’a rien à lui envier… Le Cloître des Carmes accueille jusqu’au 19 juillet cette version étourdissante du Hamlet, un théâtre absolument brutal, inouï, et brut de décoffrage, tel que devait sans doute le pratiquer le grand William avec ses acteurs du Londres élisabethain. Et ça déménage ! Au plateau, totalement bordélique, envahi d’une quantité de trucs improbables distributeurs de boissons au lointain, fosse pleine d’eau boueuse au proche, publicité lumineuse de fête foraine sur laquelle on lit ici il n’y aura pas de miracles »… un bateleur de foire, digne des camelots du XVIe, expert de la harangue et de la retape sans complexe, ouvre ce Beau cadavre par son adresse ultra-cocainée à un public qui s’installe à peine. Et c’est parti pour trois heures de théâtre fulgurant, truculent, hénaurme, une performance hallucinée, à bout de souffle, dont personne ne sortira indemne, pas plus le public que les comédiens survitaminés et infiniment shakespeariens. Une bande de dingues purs qui produisent un show radical, un théâtre de tréteaux quelque part entre les Monthy Python et Rabelais… Un truc monstrueux, en vérité. Superbes comédiens, au demeurant, parfaitement raccords avec le délire mégalomaniaque du metteur qui ne leur épargne rien. Merveilleuse bande de fous qui pourraient très bien avoir fourbi leurs premières armes à la Royal Shakespeare Company, tant leur puissance de jeu et leur gouaille est impressionnante. Ce Macaigne-là est un vrai chantier, un bazar in progress mais savamment réglé, où paradoxalement rien ne doit vraiment être laissé au hasard. De la scénographie délirante mais on ne dévoilera rien aux performances déclamatoires et physiques des comédiens, de l’amoncellement de trouvailles scéniques et d’accessoires, à l’impeccable direction d’acteurs, tout dans la mise en scène de Macaigne est d’une maîtrise absolue. Puisant à l’origine du premier Hamlet, ce conte danois qui avait inspiré le grand Will, cette orgie barbare de sang et de théâtre, de cadavres et d’excès en tous genres, ce Shakespeare sauce Macaigne est un monstre de théâtre de foire, d’une consanguinité absolue, et d’une férocité réjouissante. Une farce en direct de l’Enfer, où une bande de fous sanguinaires s’entretuent pour le plaisir, baisent comme des bêtes et boivent comme des soudards. Au milieu de ces malades survoltés, un Hamlet hystérique et mégalo, un animal violent définitivement hors-normes qui se joue dans le sang et le stupre de la folie des hommes. Théâtre-gigogne, comme toutes les grandes oeuvres de Shakespeare, ce Hamlet-là est aussi une fabuleuse allégorie du théâtre, une réflexion poussée à l’extrême sur la quête de représentation de l’innommable, de l’immontrable. Du monstre. Une tragédie par bêtise », comme le dit si bien Vincent Macaigne, que cette fable parfaitement immorale et terriblement juste, qui nous ramène à la chair, à la brutalité féroce de la chair, et à la violence originelle de l’homme. Magistral. Marc Roudier Au moins j’aurai laissé un beau cadavre / Vincent Macaigne / Cloître des Carmes / s’est joué du 19 au 29 juillet à h. Prochaines dates du 2 au 9 novembre 2011 Théâtre National de Chaillot / du 16 au 25 novembre 2011 MC2 – Grenoble / du 5 au 6 janvier 2012 La Filature – Mulhouse / du 11 au 12 janvier 2012 L’Hippodrome – Douai Photo Christophe Raynaud De Lage
Christophe Raynaud de Lage C’est un spectacle qui tache ! ». Le comédien qui accueille les spectateurs prévient les premiers rangs. Effectivement les bâches en plastiques fournies sont bien utiles tout au long de cette version déjantée de Hamlet. Vincent Macaigne transforme la plateau du cloître des Carmes en véritable champ de bataille, et introduit en France un genre théâtral que l’on croyait réservé aux metteurs en scène étrangers. Son univers, proche de Rodrigo Garcia, ne fera pas l’unanimité. Mais il a le mérite de donner un bon coup de pied dans la fourmilière et permettra de faire entrer une nouvelle génération de spectateurs dans les salles de spectacle. On ne va pas s’en plaindre, le renouveau de la scène théâtrale française doit passer par des personnalités comme lui. Et même si le spectacle tire en longueur et prend de grandes libertés avec le texte de Shakespeare, il est rempli de trouvailles franchement très drôles, en prise avec notre époque. Dès les premières minutes, un comédien invite les spectateurs à venir le rejoindre sur scène. Lors de la représentation du 12 juillet, deux jeunes hommes ont même plongé dans l’eau boueuse de la tombe du père d’Hamlet ! voir la vidéo sur le site. Une bonne cinquantaine de spectateurs ont ainsi droit un petit Pastis pour apprécier ce délirium et cette succession de scènes plus loufoques les unes que les autres. Claudius arrive déguisé en banane. Le spectre est un furet empaillé. La reine fait un strip tease en parodiant Marylin face à JFK lors son anniversaire, Claudius lui emboîte le pas. Au moins dans cette version, on sait pourquoi elle a épousé le frère de son défunt mari c’est strictement sexuel. Pour la fameuse tirade To be… », Hamlet la déclame une tronçonneuse à la main. Les trompettes de Maurice Jarre annoncent l’arrivée du comédien Roger Roger qui se tourne vers un squelette dans une verrière et lance un Mademoiselle Julie ! ». Après l’entracte les comédiens s’engueulent avec les techniciens, et là le spectacle tourne un peu au vinaigre. On gonfle un château. Un personnage lance Y a plus d’argent, tout l’Etat est à sec, et toi tu sautes sur un château en plastique ! » Claudius montre un slip de super héro acheté chez H & M. Le plateau devient un vrai foutoir. Le sang dégouline de partout. Cette deuxième partie se joue dans une hystérie totale, mais les scènes sont beaucoup trop longues. Chaque personnage vient crier sa rage. La mort d’Ophélie, du Roi, de la Reine et de Laerte est expédiée. Ils rejoingnet un aquarium rempli d’eau qui devenient une mare de sang. On sort exténué, fatigué mais content d’avoir ri tout de même. Cependant le tout resserré donnerait encore plus de poids au travail de Vincent Macaigne. Stéphane CAPRON – Plus d’informations AU MOINS J’AURAI LAISSÉ UN BEAU CADAVRE d’après Hamlet de William Shakespeare adaptation, mise en scène et conception visuelle Vincent Macaigne scénographie Benjamin Hautin, Vincent Macaigne, Julien Peissel accessoires Lucie Basclet lumière Kelig Le Bars son Loïc Le Roux assistanat Marie Ben Bachir avec Samuel Achache, Laure Calamy, Jean-Charles Clichet, Julie Lesgages, Emmanuel Matte, Rodolphe Poulain, Pascal Rénéric, Sylvain Sounier production Festival d’Avignon coproduction Théâtre national de Chaillot Paris, MC2 Grenoble, Centre dramatique national Orléans/Loiret/Centre, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, La Filature Scène nationale-Mulhouse, le phénix scène nationale Valenciennes, Compagnie Friche L’Hippodrome-Scène nationale de Douai action financée par la Région Île-de-France avec le soutien de la Direction régionale des Affaires culturelles d’Île-de-France et de la Spedidam avec la participation artistique du Jeune Théâtre national Par son soutien, l’Adami aide le Festival d’Avignon à s’engager sur des coproductions. Au moins j’aurai laissé un beau cadavre fera l’objet d’une Pièce démontée, dossier réalisé par le Centre Régional de Documentation Pédagogique d’Aix-Marseille, disponible sur les sites internet du Festival d’Avignon et du CRDP d’Aix-Marseille. durée 4h entracte compris – création 2011 Festival d’Avignon 2011 CLOÎTRE DES CARMES 9 10 11 12 13 15 16 17 18 19 Juillet 2011 À 21H30 Du 2 au 11 novembre – Théâtre National de Chaillot Du 16 au 25 novembre – MC2 Grenoble Les 5 et 6 janvier 2012 – La Filature de Mulhouse Les 11 et 12 janvier 2012 – L’Hippodrome – Douai Du 18 au 20 janvier 2012 – CDN Orléans Du 25 au 27 janvier 2012 – Lieu Unique de Nantes Le 8 février 2012 – Grand Théâtre de Luxembourg Les 14 et 15 février 2012 – Le Phénix de Valenciennes
au moins j aurai laissé un beau cadavre